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Consultation privée :
Hôpital des Quinze-Vingts
28 rue de Charenton - 75012 Paris



Implants intraoculaires

Dr Liem Trinh
Chirurgien ophtalmologiste – Chirurgie réfractive et chirurgie de la cataracte à Paris
Vice-Président de la SAFIR – Membre associé de l’Académie Nationale de Chirurgie
Praticien Hospitalier – Hôpital National de la Vision des 15-20

 

Lors d’une opération de la cataracte, le cristallin devenu opaque est retiré et remplacé par une lentille artificielle appelée implant intraoculaire ou IOL (Intraocular Lens).
Le choix de cet implant constitue aujourd’hui une étape essentielle de la chirurgie moderne de la cataracte. L’objectif n’est plus seulement de retirer la cataracte : il est également possible de corriger une myopie, une hypermétropie ou un astigmatisme et, avec certains implants, de réduire la dépendance aux lunettes en vision intermédiaire et de près, les implants dits Premium.
Il existe désormais plusieurs familles d’implants : monofocaux, monofocaux améliorés (ou “monofocal plus”), EDOF à profondeur de champ étendue et multifocaux ou trifocaux. Certains existent également en version torique afin de corriger l’astigmatisme.
Il n’existe cependant pas de « meilleur implant » universel. Chaque technologie présente des avantages et des limites. Le choix dépend des caractéristiques de l’œil, mais également des besoins visuels, du mode de vie et des attentes de chaque patient.


Expertise du Dr Liem Trinh dans les implants intraoculaires et la chirurgie réfractive de la cataracte

Le Dr Liem Trinh, chirurgien ophtalmologiste à Paris, pratique la chirurgie de la cataracte et la chirurgie réfractive depuis plus de 18 ans. Une partie de son activité clinique, scientifique et pédagogique est consacrée à la chirurgie réfractive de la cataracte, au choix des implants intraoculaires et aux technologies permettant d’améliorer la précision de leur implantation.

Son expertise concerne notamment :

Le Dr Trinh a consacré plusieurs publications scientifiques aux implants toriques, à leur précision et à leur alignement. Il intervient également régulièrement lors de congrès d’ophtalmologie sur les implants premium et la chirurgie réfractive de la cataracte.
Cette expertise est également opératoire : le Dr Trinh réalise et commente régulièrement des chirurgies de cataracte retransmises en direct lors de congrès scientifiques devant d’autres chirurgiens ophtalmologistes, notamment avec implantation d’optiques toriques, EDOF ou trifocales.

→ Découvrir le parcours, les publications et les communications scientifiques du Dr Liem Trinh


Chirurgies avec implants intraoculaires réalisées en direct par le Dr Liem Trinh lors de congrès

La chirurgie en direct constitue une forme particulière d’enseignement chirurgical : l’intervention est réalisée et commentée en temps réel devant d’autres chirurgiens ophtalmologistes.
Le Dr Liem Trinh participe régulièrement à ces sessions lors de congrès nationaux et de réunions scientifiques consacrées à la chirurgie de la cataracte et à la chirurgie réfractive.
Parmi les interventions réalisées ces dernières années :

Ces interventions permettent de présenter en situation opératoire réelle la planification de l’implant, sa mise en place, son centrage et, pour les implants toriques, la précision de son orientation.





Chirurgie en direct du Dr Trinh : chirurgie de cataracte avec implant intraoculaire premium multifocal trifocal AT-ELANA




Chirurgie en direct du Dr Liem Trinh : chirurgie de cataracte avec implant intraoculaire premium EDOF Vivity

Publications et travaux du Dr Liem Trinh sur les implants intraoculaires

L’activité scientifique du Dr Liem Trinh comprend plusieurs publications consacrées aux implants intraoculaires, à la correction de l’astigmatisme et aux technologies de chirurgie de la cataracte.

Publications consacrées aux implants et à leur implantation

Autres travaux sur la chirurgie moderne de la cataracte

Le Dr Trinh intervient également lors de congrès et d’enseignements consacrés aux implants toriques, aux optiques avancées, aux implants premium et à la chirurgie réfractive de la cataracte.

→ Voir l’ensemble des publications et communications scientifiques du Dr Liem Trinh


Comprendre les différentes familles d’implants intraoculaires

Le cristallin naturel jeune possède une capacité d’accommodation : il modifie sa puissance afin de permettre la mise au point à différentes distances.
L’implant intraoculaire ne reproduit pas véritablement ce mécanisme naturel. Les différentes technologies disponibles cherchent donc, par des principes optiques différents, à obtenir un compromis entre qualité de vision, étendue de vision et indépendance aux lunettes.
On distingue classiquement quatre grandes familles :

  1. implants monofocaux ;
  2. implants monofocaux améliorés ou “monofocal plus” ;
  3. implants EDOF (Extended Depth of Focus) ;
  4. implants multifocaux ou trifocaux.

Cette classification technologique est simple à comprendre mais ne suffit plus à décrire toutes les optiques modernes. Une nouvelle classification fonctionnelle soutenue par l’ESCRS, fondée notamment sur l’analyse des courbes de défocus, permet aujourd’hui de caractériser les implants selon leurs performances visuelles plutôt que selon leur seule appellation technologique [1–3].


1. Les implants monofocaux

L’implant monofocal constitue la solution de référence historique.

implant monofocal Alcon
Implant monofocal Alcon Clareon

Il privilégie principalement une distance de vision. Lorsqu’il est calculé pour obtenir une bonne vision de loin, le patient conserve généralement le besoin de lunettes pour lire et souvent pour certaines activités en vision intermédiaire.

Avantages des implants monofocaux

Inconvénients

Le monofocal reste donc une excellente solution lorsque la priorité est la qualité de vision plutôt que l’indépendance maximale aux lunettes.


2. Les implants monofocaux améliorés ou « monofocal plus »

Les implants monofocaux Plus représentent une évolution des implants monofocaux conventionnels.

Implant monofocal Plus Johnson&Johnson Tecnis Eyhance
Implant monofocal Plus Johnson&Johnson Tecnis Eyhance

Leur optique cherche à conserver une excellente vision de loin tout en augmentant modérément la profondeur de champ, principalement en vision intermédiaire.

Les études comparatives et méta-analyses montrent globalement une amélioration de la vision intermédiaire par rapport aux implants monofocaux conventionnels [4,5].

Avantages

Inconvénients

Ils constituent ainsi une solution intermédiaire entre monofocalité conventionnelle et recherche d’une plus grande profondeur de champ.


3. Les implants EDOF : profondeur de champ étendue

EDOF signifie Extended Depth of Focus, ou profondeur de champ étendue.

Implant EDOF Alcon Vivity
Implant EDOF Alcon Vivity

L’objectif est d’obtenir une zone de vision nette plus étendue qu’avec un implant monofocal, particulièrement entre la vision de loin et la vision intermédiaire.
Les implants commercialisés comme EDOF peuvent cependant utiliser des principes optiques différents. Leur comportement visuel n’est donc pas nécessairement identique.

Avantages

Inconvénients

Les comparaisons entre EDOF et trifocaux retrouvent généralement une très bonne vision intermédiaire avec les deux technologies, tandis que les trifocaux procurent en moyenne une meilleure vision de près et une indépendance aux lunettes plus importante [6].


4. Les implants multifocaux et trifocaux

Les implants multifocaux utilisent une optique permettant de fournir plusieurs zones de vision.

Implant multifocal diffractif trifocal Zeiss AT-ELANA
Implant multifocal diffractif trifocal Zeiss AT-ELANA

Les implants trifocaux actuels cherchent notamment à offrir une vision fonctionnelle de loin, en vision intermédiaire et de près.
Ils font partie des implants permettant d’obtenir la plus grande indépendance aux lunettes, notamment après implantation bilatérale [6,7].

Avantages

Inconvénients

Le but n’est donc pas de proposer systématiquement l’implant donnant la plus grande étendue de vision, mais de rechercher le meilleur compromis optique pour chaque patient.


Comparaison des différentes familles d’implants

Type d’implant
Vision de loin
Vision intermédiaire
Vision de près
Indépendance aux lunettes
Halos / phénomènes lumineux
Monofocal
Excellente +++ Limitée Limitée Faible Très faibles
Monofocal Plus
Excellente + Améliorée Limitée Faible à modérée Généralement faibles
EDOF
Bonne Très bonne Modérée Modérée à importante Possibles
Multifocal / trifocal
Excellente + Bonne Très bonne Importante+++ Plus fréquents++

Ce tableau présente des tendances générales. Les performances peuvent varier sensiblement entre deux implants appartenant à une même famille et dépendent également des caractéristiques de l’œil, du résultat réfractif postopératoire et de la binocularité.


Les courbes de défocus : comprendre réellement les performances d’un implant

La courbe de défocus constitue un moyen particulièrement intéressant de représenter l’étendue de vision procurée par un implant.
Après correction optimale de la vision de loin, des verres de puissances progressivement négatives sont placés devant l’œil et l’acuité visuelle est mesurée à chaque niveau de défocus.
Schématiquement :

Plus l’acuité visuelle reste bonne lorsque le défocus augmente, plus l’implant procure une grande étendue de vision.

courbe defocus implant premium
Courbe de défocus des implants intraoculaires (monofocal, monofocal Plus, EDOF, multifocal)

Représentation schématique à visée pédagogique. Les performances réelles dépendent du modèle d’implant, des caractéristiques de l’œil, des conditions de mesure et de la binocularité.


La nouvelle classification fonctionnelle des implants intraoculaires selon l’ESCRS (Société Européenne de Cataracte et Chirurgie Réfractive)

Les termes « monofocal amélioré », « EDOF » ou « multifocal » reposent en partie sur la conception optique et le positionnement technologique des implants.
Or deux implants appartenant théoriquement à la même catégorie peuvent produire des courbes de défocus sensiblement différentes.
Une classification fonctionnelle fondée sur les performances mesurées a donc été développée à partir d’une revue de la littérature et d’une analyse statistique par clusters [1,2]. Elle a ensuite été intégrée aux recommandations de l’ESCRS.
L’idée est importante : classer davantage l’implant selon l’étendue de vision effectivement obtenue que selon son seul mécanisme optique.
À partir de la profondeur de champ mesurée notamment au seuil de 0,2 logMAR, deux grandes catégories fonctionnelles peuvent être distinguées.

PARTIAL-RoF : étendue de vision partielle

Ces implants présentent une diminution globalement progressive de l’acuité lorsque l’on s’éloigne de la vision de loin.
Trois sous-catégories sont individualisées :

FULL-RoF : étendue de vision complète

Ces implants présentent une étendue de champ d’au moins 2,3 D au seuil de 0,2 logMAR.
Ils sont ensuite subdivisés en fonction de la forme de leur courbe de défocus et de l’évolution de l’acuité entre vision intermédiaire et vision de près :

Cette classification permet donc de mieux comparer les performances fonctionnelles d’implants utilisant parfois des technologies optiques très différentes [1–3].


Nouvelle classification de l'ESCRS


Les implants toriques : corriger l’astigmatisme pendant la chirurgie de la cataracte

La toricité n’est pas une famille d’implants en termes de profondeur de champ.

Implant torique monofocal Bausch&Lomb Envista Toric
Implant torique monofocal Bausch&Lomb Envista Toric

Un implant torique peut être :

L’objectif de la composante torique est de corriger l’astigmatisme cornéen au moment de l’opération de la cataracte.
Cette correction nécessite non seulement de calculer correctement la puissance de l’implant, mais également de le positionner selon un axe précis dans l’œil. Une rotation postopératoire de l’implant réduit progressivement l’efficacité de la correction de l’astigmatisme.
La précision du résultat repose notamment sur :

Le Dr Liem Trinh a consacré plusieurs publications scientifiques à l’implantation torique, notamment aux causes d’échec des implants toriques et à la comparaison entre le positionnement numérique automatisé sans marquage manuel (« markerless ») et les techniques traditionnelles.
Les systèmes modernes de guidage numérique peuvent notamment permettre de superposer dans le champ opératoire l’axe d’implantation déterminé lors de la planification préopératoire.

Chirurgie en direct du Dr Trinh d'une chirurgie de cataracte avec mise en place d'un implant torique avec guidage automatisé et système de visualisation 3D  


Comment choisir son implant intraoculaire ?

Le choix d’un implant ne doit pas se résumer à la question : « Est-ce que je veux porter des lunettes après l’opération ? »
Une stratégie personnalisée doit prendre en compte les caractéristiques anatomiques et optiques de l’œil, mais également les attentes du patient.
Le bilan préopératoire analyse notamment :

Un patient qui privilégie une excellente qualité de vision et la conduite nocturne n’a pas nécessairement besoin du même implant qu’un patient dont la priorité est de pouvoir utiliser son téléphone ou lire sans lunettes.
Le choix de l’implant constitue donc aujourd’hui une véritable stratégie de chirurgie réfractive de la cataracte.


Questions fréquentes sur les implants intraoculaires

Quel est le meilleur implant pour une cataracte ?

Il n’existe pas de meilleur implant universel. Le meilleur choix dépend de l’œil et du compromis recherché entre qualité de vision, profondeur de champ, indépendance aux lunettes et phénomènes lumineux.

Quel implant permet de ne plus porter de lunettes ?

Les implants trifocaux font partie des implants procurant la plus grande indépendance aux lunettes, notamment pour la vision de près. Une absence totale de lunettes ne peut cependant jamais être garantie.

Quelle différence entre un implant EDOF et un implant trifocal ?

Un implant EDOF privilégie généralement une continuité de vision de loin jusqu’à l’intermédiaire, avec une vision de très près plus limitée. Un implant trifocal cherche à fournir une vision plus complète de loin, en intermédiaire et de près, mais peut s’accompagner de davantage de phénomènes photiques.

Les implants multifocaux donnent-ils des halos ?

Ils peuvent entraîner des halos, des éblouissements ou d’autres phénomènes lumineux, particulièrement autour des sources de lumière la nuit. Leur fréquence et leur intensité dépendent de la technologie de l’implant mais également du patient.

Qu’est-ce qu’un implant monofocal plus ?

Un implant monofocal amélioré ou « monofocal plus » cherche à conserver les caractéristiques d’un monofocal tout en augmentant modérément la profondeur de champ, principalement en vision intermédiaire.

Peut-on corriger l’astigmatisme avec un implant ?

Oui. Les implants toriques sont spécifiquement conçus pour corriger tout ou partie d’un astigmatisme cornéen. Des versions toriques existent dans différentes familles d’implants.

Peut-on poser un implant EDOF ou multifocal après un LASIK, une PKR ou un SMILE ?

Cela peut être envisagé dans certaines situations mais nécessite une analyse particulièrement rigoureuse de la cornée, de sa qualité optique et des attentes du patient. Le calcul de la puissance de l’implant nécessite également des méthodes adaptées après une ancienne chirurgie réfractive.

Tous les patients peuvent-ils recevoir un implant premium ?

Non. Certaines anomalies cornéennes, rétiniennes, maculaires ou du nerf optique peuvent notamment conduire à privilégier une autre stratégie. Le choix doit être individualisé après un bilan ophtalmologique complet.

 

Lire la fiche d'information sur les implants intraoculaires premium éditée par la Société Française d'Ophtalmologie


Bibliographie scientifique

Publications du Dr Liem Trinh citées sur cette page


Les performances présentées pour les différentes familles d’implants correspondent à des tendances générales issues de la littérature scientifique. Les résultats varient selon le modèle d’implant, les caractéristiques de l’œil et le patient. Une indépendance complète aux lunettes ne peut être garantie.




dernière modification le 23/08/2026, par Liem Trinh